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Chaire UNESCO : Culture et traditions du vin

Programmes de recherche en cours

Ce projet de recherche qui se poursuit depuis plusieurs années propose d’étudier la construction  sociale et historique des territoires du vin du 19e au 21e siècles – en  combinant plusieurs registres d’analyses : l’évolution du  système productif  viticole et vinicole – la modification de l’organisation des marchés, des modes de consommation et d’usage – le rôle des acteurs, singuliers et collectifs – la formation des organismes professionnels – l’élaboration des normes juridiques et réglementaires – la conflictualité et la régulation  portant notamment sur la mise en place des systèmes d’appellation et de contrôle sur la qualité. Le champ d’investigation  implique la combinaison de plusieurs échelles d’analyse, locale-régionale, nationale et internationale : il s’agit de croiser les expériences mais aussi de comprendre les transferts de modèles et la manière  dont ils transitent par les organismes internationaux (Office International de la Vigne et du Vin, par exemple) et nationaux (INAO). La méthodologie de la recherche suppose la constitution de bases documentaires  solides (bases de données, documentation internationale et nationale numérisée, par exemple, la totalité des Bulletins de l’OIV de 1928 à 1999), la coopération avec les acteurs,  le choix de cas précis d’analyse tels que la construction de régions viticoles, mais aussi leurs positionnement respectifs sur les marchés au cours de l’histoire (Champagne, Bourgogne, Etats-Unis et plus particulièrement Californie, Chianti, Rioja, Brésil) , le jeu et l’évolution des acteurs sociaux et professionnels  (négociants, exploitants, coopératives, filière bois, etc.). Le travail scientifique s’appuie sur un programme d’enquêtes et de recherches documentées – thèses, post doc, mais aussi sur des réflexions organisées dans le cadre de séminaires et colloques,  avec un caractère international marqué.


En collaboration avec ses partenaires brésiliens, en particulier l’EMBRAPA Uva e Vinho de Bento Gonçalves et l’EMBRAPA Semi Aride de Petrolina, la Chaire UNESCO conduit des recherches et participe aux expertises concernant les vignobles brésiliens.
Pour les vignobles les plus anciens établis et pour lesquels une procédure de mise en place des Indications Géographiques (IG) est en cours ou va être initiée comme dans les vignobles de Rio Grande do Sul (Serra Gaucha, Serra do Sud Este, Campanha Gaucha) et dans les vignobles d’altitude du Planalto Catarinense (Santa Catarina), il s’agit, en particulier et  en parallèle aux récentes recherches sur l’histoire et l’évolution de ces vignobles, d’intégrer le patrimoine vitivinicole (naturel et humain) dans l’établissement des IG.
Pour les vignobles implantés depuis quelques décennies en domaine tropical dans Vallée do Sao Francisco (près de Petrolina et de Juazeiro), la Chaire UNESCO sera associée au processus d’établissement des IG initié à partir de 2016. Pour les vignobles tropicaux d’altitude de la Chapada Diamantina et de Mauro Chapeu (Etat de Bahia) et pour les vignobles tropicaux de l'Etat de Sao Paulo (Santo Spirito de Pinhas) et du Minas Gérais (Caldes, Tres Pontas), il s’agit de comprendre et d’analyser la logique des modalités et les perspectives futures de développement de ces « nouveaux vignobles » producteurs de vins fins dans des régions cultivant depuis longtemps des cépages hybrides (lambrusca).
C’est une démarche identique qui est engagée auprès d’autres partenaires impliqués dans la construction des vignobles sud américains, en particulier, en Uruguay et en Bolivie.

Dans son ensemble, ce projet de recherche s’adosse plusieurs volets d’études précis et complémentaires dans leurs approches:
o    Analyse du discours de la dégustation (étude transdisciplinaire, plurilingue et interculturelle en partenariat avec l’Université de Iasi)
o    Etude des différenciations sensorielles entre appellations et analyse des conditions socio-historiques de construction des typicités (Ex : Gevrey-Chambertin et Chambolle-Musigny ; Beaujolais et Bourgogne, etc.)
o    Les mises en scène du vin (théâtre, muséographie, ethnographie). Exemples : histoire et héritage des « Copiaux ».


Ce programme est porté par les Université de Berkeley et de Davis (CA, USA) et l'Université de Bourgogne (Institut Jules Guyot). Thématiques abordées : Histoire de la construction et de l’évolution  contemporaine (années 1930- XXIème siècle) des territoires vitivinicoles de Californie et de Bourgogne ; Définition de différents temps caractérisant les évolutions techniques entreprises dans ces deux vignobles depuis les années 1930 ; Etudes des travaux des institutions académiques ayant pu produire et diffuser un savoir novateur au sein des 2 vignobles.
Méthode : Pour imposer une approche multi scalaire ce programme franco-américain s’appuiera sur un groupe de recherche pluridisciplinaire comprenant des chercheurs issus de la sociologie, de l’histoire, du Droit, des Sciences du Goût, de la Physico-chimie et de la microbiologie. Les nombreuses disciplines sollicitées permettront d’aborder de manière holistique ce projet qui, de fait,  pourra insérer les sciences, leur présent et leur histoire, au sein des problématiques de normes, de réseaux et de développements propres aux mondes viticoles étudiés

Resp. Benjamin Bois. Programme coordonné par le laboratoire Biogéosciences (UMR 6282 CNRS – Université de Bourgogne), le laboratoire ARTéHIS (UMR 6298 CNRS/uB), l’Institut Universitaire de la Vigne et du Vin « Jules Guyot » et la Chaire UNESCO.
Valorisation : maîtrise de la gestion de l’eau dans le vignoble bourguignon dans un contexte de réchauffement climatique et de multiplication des évènements météorologiques extrêmes (grêle, pluies torrentielles, sécheresses sévères et récurrentes).

Contenu du programme : À partir des observations d’un vignoble expérimental implanté depuis 2004 entre 600 et 1200m dans cette la région montagneuse à la frontière avec la Chine, le programme cherche à définir les conditions optimales pour la production de raisins de table, de raisins de cuve et de vin dans la province de Lao Caï. Plusieurs sites viticoles existent déjà à Sapa et à Bac Ha vers 1000m d’altitude où les premières vignes ont été plantées en 2004 et où interviennent chaque année de nouvelles plantations pour tester les cépages les mieux adaptés à l’environnement. Cinq nouveaux sites sont pressentis à Bac Ha, Na Hoï et Lao Thi Ngaï  pour une extension du vignoble (+ 20 Ha). Au cours des dernières années, le suivi des parcelles a montré la prégnance du climat (abondance et rythme des pluies de mousson et de typhons, forte hygrométrie, hivers froids etc…), prégnance le plus souvent négative sur le cycle phénologique, l’état sanitaire de la plante et sur la qualité des raisins. Dans ce contexte difficile, la Chaire UNESCO « Culture et Traditions  du Vin » apporte son expertise pour la seconde phase du programme, sachant que l’équipe de la Chaire a déjà des actions coopératives (depuis 2008) avec l’Institut Polytechnique d’Hanoï.

et vise à améliorer la gestion de la vigne dans le contexte du changement climatique en cours. A l’aide capteurs installés dans les vignes par le programme, on mesure l’évolution du climat au sein des parcelles, on évalue l’évolution des impacts phénologiques et autres. ADVICLIM a ainsi pour objet de répondre, par des propositions ciblées, aux conséquences du changement climatique sur les géo-systèmes viticoles d’échelle locale, en l’occurrence, ici, les terroirs viticoles et de proposer des adaptations à ces impacts. Resp. Hervé Quenol (UMR CNRS 6554 COSTEL de l’Université de Rennes II).  Les espaces viticoles concernés se situent dans 14 pays producteurs de vins  (France, Chili, Uruguay, Bolivie, Argentine, Afrique du Sud, Espagne, USA, Portugal, Inde, Nouvelle-Zélande, Roumanie, Inde, Brésil).
En 2016, poursuite de l’exploitation des données phénologiques et des données météorologiques issues des capteurs installés dans les vignobles depuis le début du programme. Premières exploitations des données issues de capteurs récemment implantés dans les vignobles de Nasik (Maharastra, Inde) et de la Serra Gaucha (Bento Gonçalves, Rio Grande do Sul, Brésil). Poursuite de l’établissement du réseau de capteurs dans d’autres vignobles du monde.

porté par l'Institut des Sciences de la Vigne et du Vin de Bordeaux (oeonologie), le GHREThA (économie expérimentale) et le CEMMC de Bordeaux Montaigne

  Il s'agira d'étudier les régions de vignobles en tant que modèle de développement applicable à de nouveaux espaces vitivinicoles. Les zones de vignobles inscrits dans ce projet seront les suivants : Piémont, Tokaj, Bourgogne, Açores, Rioja, Champagne, Cinque Terre, Pantellaria, Catalogne, Chypre et la Crête. En dehors de l'Université de Bourgogne, dont sa Chaire UNESCO, ce programme proposera une collaboration avec les deux universités italiennes : l'Université du Goût de Pollenzo et l'Université du Piémont Oriental.


Porté par les MSH de Besançon et de Dijon, soutenu par la Chaire UNESCO et le GIP Pôle Bourgogne  Vigne et Vin , ce projet à pour terrain d'étude  l'ensemble des vignobles de Bourgogne-Franche-Comté
Objectifs  : d’interroger les formes de collaboration professionnelle, la vitiviniculture étant une activité de travail inscrite dans un environnement (territoires, marchés, histoire, gouvernance, sociabilités) en transformation ; de comprendre l’évolution des pratiques professionnelles en fonction de la crise des transmissions patrimoniales et à l’arrivée de nouveaux acteurs dans le territoire, notamment celle des femmes vigneronnes et des nouveaux venus hors du cadre familial ; de comprendre la diversité des formes de collaboration au travail et les divers modes de transmission dans ces mondes de la vitiviniculture, via sa filière au sens large (coopératives, négoce, syndicats, domaines, groupement agricoles, collectivités territoriales, interprofessions)
  • Poursuite des travaux concernant les impacts du changement climatique sur les vignobles (France, Brésil, Argentine, Uruguay, Inde).
  • Poursuite des recherches pluridisciplinaires avec l’Université A.I. Cuza de Iasi, l’Université de Craiova et  l’Academia de Studii Economice de Bucarest (Roumanie) sur « Le discours œnologique » et  sur « Le vin dans la  littérature : construction et fonctionnement d’un imaginaire ». Thème prévu : l’intégration du patrimoine culturel de la vigne et du vin dans les méthodes de traduction (France/Roumanie). Responsable : Liliana Fosalau.
Université de Bourgogne